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dans quelque autre affaire ; et c’est en mé-moire d’un si heureux évènement qu’on a ins-titué cette solemnité, à mon gré, très - incivi-que. Les fraix publics pour cette occasionne sont pas ruineux. Comme la procession sefait de nuit, on place à chaque coin de ruedes brandons de paille enduits de goudron»qui n’empêcheroient pas qu’on ne pût se cas-ser le cou facilement, si un zèle religieuxn’engageoit les habitans à mettre deux chan-delles sur chaque fenêtre de leurs maisons»ce qui joint aux flambeaux et cierges de laprocession-même fait qu’on voit dans lesrues presque comme en plein jour. Un tom-bereau, traîné par un cheval, précédoit cetteannée de vingt pas la procession et portoitdu sable pour saupoudrer le pavé. Un mi-litaire d’excellente maison et ayant rang demajor, suivoit le tombereau et présidoit àl’emploi du sable dessicatif dans le tour assezcourt de la procession. La marche est ou-verte par trois croix, parmi lesquelles cellereprise sur les Bernois, tient honorablementle milieu. Suivent les corps religieux de leville, et, après eux, nombre d’écclésiasti-ques et la maison du Nonce. Les chantreset le coeur des musiciens marchent devantle St. Sacrement; et derrière, dans l’ordre
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