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IIde partie.
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accoutumé des cérémonies publiques, lesmembres des deux conseils ayant chacun ungros cierge à la main. Un détachement degrenadiers en belle tenue retient la foule,de ceux qui suivent, les uns par dévotion,les autres par curiosité. Il est d’usage quele nonce officie dans cette cérémonie; maissoit que ce prélat ait eu peur du temps cetteannée, soit qu’il n’ait pas cru que le sable dutombereau et les soins du major fussent suffi-sans, il a cédé cet honneur au curé de la ville.Au reste, c’est un jour de véritable fête àLucerne; tous Ceux, de chez qui on peutvoir passer la procession, se faisant un plaisirde rassembler leurs parens et amis et de leurprocurer les moyens de passer agréablementla soirée. Rien de plus commun, dans lesdivers cantons Suisses, que ces institutionsd’insultante mémoire pour les cantons voi-sins. Il faut espérer qu’un jour celui de cesgouvernemens qui sera le plus sage se déter-minera à abolir les siennes, et ne laisseraaux autres que le regret de s’être laissé pré-venir. Mais en voilà assez, mon cher ami,sur l’article des processions; non que ce su-jet soit épuisé; il s’en faut bien. ... Noustouchons au moment, où pendant Six semainestl ne se passera, pour ainsi dire, pas de

L a jour