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IIde partie.
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pouvoir en imposer à l’intégrité des élec-teurs, ils se sont départis de toutes préten-tions et ont fait, comme dit le proverbe, denécessité vertu.

Le jour marqué pour l’élection, les élec-teurs s’assemblèrent dans l’église entre huitet neuf heures du matin, et y assistèrent àune messe solemnelle du St. Esprit. Avantqu’elle fût finie le nonce arriva, et on leconduisit au maître-autel, les stalles ducoeur étant occupés, d’un côté par les sé-nateurs, et de l’autre par les chanoines.Peu d’instans après, tous se retirèrentdans la sacristie, pour y entendre la lec-ture des constitutions relatives à l’élection àlaquelle on alloit procéder. Je n’entendispas, comme vous pouvez croire, cette lec-ture; mais j’aime à penser qu’il s’y trouvequelque article renouvellant anathème con-tre toute espèce de simonie. Ce préliminaireterminé, on rentra dans le coeur, et chacunprit place sur des chaises qu’on avoit ran-gées immédiatement au dessous des stalles.Le nonce s’assit sur un fauteuil placé surles marches de l’autel, ayant les sénateursà sa droite et les chanoines à sa gauche.Vis-à-vis de lui, au milieu du coeur et

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