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dans le même ordre, étaient le chancelier del’état et celui du chapitre aux deux côtésd’une table. Ce dernier ouvrit la séancepar la lecture d’un discours en latin, sur lesujet pour lequel on était assemblé. Iln’oubJia pas de complimenter le nonce, puisjViM. les électeurs, et de faire une longueénumération de toutes les vertus et bonnesqualités du prévôt dernier mort. Faisantensuite des voeux pour que celui, qui alloitêtre appelé à le remplacer, ne lui fût inférieurà aucun égard, (ce à quoi il ne mit prophé-tiquement aucun doute) il rappela respec-tueusement à l’assemblée, que son devoirétait de jeter les yeux sur le seul mérite,et de ne pas permettre que, pour aucuneconsidération quelconque, l’église de Lu-cerne se trouvât privée de son plus dignechef. Après lui le nonce prit la parole, etlut un discours dont le fond a été à peu-plés le même. Malgré qu’on ait donné gé-néralement ici la préférence au premier deces discours, il n’est pas moins vrai que ce-lui du nonce l’a emporté de beaucoup surl’autre, par une latinité plus pure, un ordremieux entendu, des idées plus saillantes, etun style plus onctueux et plus analogue acelui de l’homélie. Mais outre qu’il est bien
difficile