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Il en est de même des divers impôtsperçus sur les vins et eaux de vie. Pourjuger du gaspillage qu’il doit y avoir danscette partie, il suffit de voir dans le tableaucombien peu ces taxes, très-fortes en elles-mêmes, rendent au trésor public, quoiquela consommation, du vin tiré de l’Alsace fassesortir annuellement du canton une somme dequatre à cinq cent mille livres.
Ce qui est plus extraordinaire encore,c’est que les loix et le gouvernement met-tent sans cesse des entraves à la libre circu-lation et à l’exportation des grains, ainsiqu’à la sortie des bestiaux et de toutes lesautres productions qui peuvent, d’une manièrequelconque, appeler l’argent des étrangersdans le pays. Quelquefois même ces entra-ves se changent en défenses pures et sim-ples, et cela sans avoir un tableau fixe dela consommation de l’état, qu’on ait soin decomparer avec les récoltes et les produitsde l’année. Ce n’est pas que je croie unetelle institution nécessaire; au contraire jepense que toutes les opérations qu’une tellemesure nécessite- sentent trop les odieuxassujettissemens d’une féodalité despotique.Mais comme, dans une opération quelcon-que,
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