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les classes du bas peuple. Quant aux gensriches, ils n’en supportent qu’une très-fo^lepart, en faisant leurs provisions en gros.
La non-résidence des baillis dans leurs bail-lagcs, article que j’ai déjà touché, vient en-core aggraver les maux de l’habitant des cam-pagnes et porter un nouveau coup à l’agricul-ture. La moindre petite plainte oblige celuiqui doit la faire de se transporter à Lucerne.Comme le voyage à la ville est souvent decinq ou six lieues, c’est toujours une journéeentière de perdue et quelquefois plus. Sem-blable perte de deux côtés, le jour que lapartie citée doit comparoitre et être confron-tée avec la plaignante etc. etc. En un mot,ce qui ne seroit l’affaire que de quelquesheures si le bailli étoit sur les lieux, enlèvesouvent des semaines entières aux travauxde la campagne, outre tous les fraix querendent indispensables ces déplacemens etla vie dans les auberges.
Il me semble, mon cher ami, qu’en joi-gnant cette surcharge à toutes les autres quipèsent sur le paysan, et qui sont, je le ré-pète, à peu près les mêmes dans ce cantonque celles que j’ai détaillées pour le canton
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