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IIde partie.
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de Bâle, il me semble, dis-je, que le sortde cette crasse vous paroîtra moins digned’envie, que ne peut le faire croire l’as-sertion répétée par tant d’auteurs, que lepeuple en Suisse ne paye aucune espèced’impôt. Néanmoins quoique la conditiondu paysan de Lucerne soit presque aussionéreuse que celle du paysan de Bâle, ils’y en trouve cependant quelques-uns debeaucoup plus riches; et j’en connois deux,dont la fortune en biens fonds vaut plus dedeux cent mille livres.

Pour ne vous laisser rien à desirer surl’article des finances, je dois, avant de finir,vous dire quelque chose de deux dépôts pré-cieux qui constituent une partie de la for-tune de Pétat. Le premier consiste en ar-gent comptant et en objets de grande va-leur, conservés soigneusement, dans la toursituée au milieu de l’eau dont je vous aiparlé. Le second est le magazin des bleds.La valeur du premier de ces dépôts est unmystère, auquel peu de personnes sont ini-tiées; et, dans la rigueur de la loi, elle nedevroit être connue que du seul chancelierd’état. Ce magistrat jure, au moment desa nomination, de n’en révéler le secret à

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