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IIde partie.
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qu’après une loi expresse, faite dans uneassemblée de tous les membres du sénat,et consentie par les deux tiers des voix.Cette loi devroit être imprimée et placardéedans tout le canton avec la souscription detous les membres qui l’ont cru indispensable.Le commerce des grains, à l’exception dece seul cas, devroit jouir de la liberté laplus illimitée, sauf à la sagesse du gouver-vernement d’employer une partie des fondsqui dorment dans son trésor, à remplir tousles magasins de bled dans les années d’a-bondance, pour le revendre à un prix mo-déré, mais toujours lucratif, dans les an-nées de disette.

9°. Bien loin que l’état dût chercher,dans le monopole du sel, une des branchesles plus considérables de son revenu, il de-vroit au contraire tenir cette denrée au plusbas prix, puisqu’elle est d’une nécessité in-dispensable, et que la sur-charge, qui en ré-sulte pour les habitans, ne frappe presqueque sur la classe la plus indigente. J’indi-querai bientôt la source, où l’on peut trou-ver les fonds nécessaires pour remplacer cevide, et pour assurer, aux membres du con-seil des cent, un honoraire fixe et tel que

l’exi-