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l'exige le bien de la nation. Il est juste queles personnes qui sont à la tête des affaires,dans toute espèce de gouvernement, jouis-sent des agrémens d'une fortune suffisanteet qu’ils ne puissent jamais justifier en quel-que sorce leur vénalité et leurs malversa-tions par la loi impérieuse du besoin. ...bien entendu que la loi ne devroit jamaispermettre que les emplois soient accumuléssur les mêmes têtes.
io". Lés baillis devraient être tenus dese transporter, au moins deux fois par mois,dans leurs baillages pour y tenir audiencepublique à jours fixes et bien connus de toutle inonde. Moyennant cette institution, ildevroit être sévèrement défendu aux baillisde citer jamais personne devant eux dans lacapitale, et cela sous quel prétexte que cepuisse être. Les fraix de ce transport desbaillis seraient si peu considérables, en com-paraison du soulagement qui en résulteraitpour leurs justiciables, qu’il n’y a pas unbaillage qui ne s’empressât d’y fournir.Mais la même source, où je voudrais puiserde quoi remplacer le produit de la vente dusel, fournirait encore amplement à cette lé-gère augmention de dépense.
ii°. On