vent et ne doivent s’attendre qu’au sort dece jeune téméraire de la fable qui, à peineélevé dans les airs, fut aussitôt submergédans les flots. Pour moi, en osant proposerà cet état un plan de réforme, j’ai la con-fiance de dire, que je n’ai attaqué aucunvice, qui ne soit visiblement tel aux yeuxde la raison, et qui n’ait été plusieurs foisl’objet de réclamations justes. J’ajoute quetous les divers remèdes que j’indique sontpris dans la nature de la chose même, sanspresque rien innover, et qu’il n’en est aucunqu’on puisse repousser victorieusement, soitpar la force du raisonnement, soit par lesleçons de cette même expérience.
Il existe bien d’autres petits abus, qui sesont introduits insensiblement dans les di-vers emplois des nombreuses branches dugouvernement de cet état; mais ils dispa-roitroient bientôt à la réforme des défautsmajeurs et par l’adoption du plan que je pro-pose , ou de tout autre peut - être encoremeilleur. Qui trop embrasse mal étreint, ditle proverbe ; et quand on veut remédier àtout, on finit pour l’ordinaire par ne remé-dier à rien. Je me croirois même coupable,si je ne disois pas en finissant, qu’il vaudroit
mieux