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IIde partie.
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mieux cent fois voir que ces abus, et de plusgrands encore se perpétuassent que de voirprocéder à leur éradication par des moyensviolens et illégaux. Aussi je n'hésite pas àdire, après avoir calculé, d’un côté, les tiré*cieux avantages attachés au gouvernement dece canton, et les vices qu’on peut lui repro-cher de l’autre, qu’autant les circonstancesdélicates du moment où nous vivons com-mandent impérieusement à ceux qui gouver-nent, de diminuer, de déraciner même tous cesvices ; autant il est de l’intérêt de toutes lesclasses de l’état d’attendre patiemment de laProvidence et de la sagesse du corps souve-rain les réformes dont dépend l’améliorationde leur sort. Quand la masse du bien l’em-porte sur celle du mal, on ne peut, sans serendre criminel, sous le prétexte d’atteindreà une perfection qui n’exista jamais parmiles hommes, risquer d’exciter des troubles,dont les conséquences ne peuvent être cal-culées, et qui commencent toujours par por-ter les plus violentes atteintes à la félicitépublique. Ceux qui gouvernement n’en au-ront pas moins de reproches à se faire, s’ilsnégligent les diverses manières d’accroîtrecette félicité et de mériter ainsi, par uneconséquence nécessaire, la reconnoissance

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