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IIde partie.
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,, je me tronvois vis-à-vis de mon gouverne-„ ment. iVialgré que la prudence ne me per-„ mit pas de faire encore connoitre toute mon,, histoire telle qu’elle est ; je ne fus cepen-„ dant pas long-temps à reprendre mon vrai,, nom, que j’avois déclaré dès mon arrivée„ à quelques membres du gouvernement pour„qui j’avois des lettres, suivant en cela le„ conseil d’un très honnête négociant de cette„ ville, avec qui j’avois fait connaissance,, à la foire de Bâle. On sent qu’il étoitim-„ possible que, dans un aussi petit état, ceux„ qui gouvernent n’eussent les yeux fixés sur„ moi, et même avec quelque sujet de juste,, défiance. Mais heureusement chaque foi*„ que le hazard ou la malveillance sont ve-,. nus fournir de nouveaux alimens à ce sen-„ riment naturel, j’ai toujours été assez heu-„ veux, pour 1 p calmer, et pour faire tourner„ à mon avantage chacune de ces bourras-,, ques. Mes correspondances; qui étoient„ encore fort étendues, et la curiosité, qui„ m'engage à tenir note de tout ce que je„ puis apprendre, avoient donné lieu à„ l'honnête aubergiste, chez qui j’ai logé, treize mois, de faire des rapports peu tran-„quii!isans sur mon compte. On lui avoit«ordonné de me surveiller; et il étoit forcé

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