semblée de la corporation en compagnie deplusieurs membres de mes amis. Ma pre-mière rencontre n’est pas heureuse; et jebronche précisément en entrant à l’un desdeux sexer qui se déclarèrent, il y a un an»contre l’admission des étrangers. C’est unbon et honnête homme dans la force duterme, qui s’est, je ne sais trop pour quelleraison, indisposé contre moi. Je m'em-presse de le saluer; mais mon homme, aulieu de répondre à cette honnêteté, me ditbrusquement, qu’il est fort étonné de mevoir là, que la société ne peut admettre queses membres, et qu’il me conseille de meretirer au plus vite pour ne pas courir le ris-que de quelque mortification encore plussensible. Je riposte avec assez de sang froidque, d’après la délibération prise par la so-ciété l’année dernière, c’est à moi de m’é-tonner de l’entendre parler ainsi, et que jene doute pas de trouver le reste de l’assem-blée et ceux qui la président dans une dis-position bien differente. J’ajoute qu’un sé-nateur, l’avocat protecteur de la société, m’apromis de me laisser conduire deux de sesdemoiselles au bal qui devoit suivre le dîner,et que certainement ce magistrat, qui con-noissoit bien les loix, ne m’auroit pas ac-cordé
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