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spirituelles que jolies, dont j’ai parlé plushaut, et j’y restai avec elles jusqua deuxheures après minuit. Dans une petite pièceattenant à la salle du bal. se trouva un très-beau buffet chargé de toutes sortes de metsfroids et de pâtisserie, et très bien assortien vins. Vous croirez, puisqu’on le renou-vela, qu’il ne manqua pas de visites; cepen-dant chaque fois que la curiosité, plus quetout autre motif, m’y conduisit, je vis quetout s’y passoit dans le meilleur ordre, etqu’on y avoit les plus grandes attentionspour les dames. L’abondance de ces raf’rai-chissemens très'■solides ri’empêcha pas toute-fois qu’on ne fit parfaitement honneur à unbon soupé, qui termina la fête après unedanse très-animée. Je me retirai satisfaitau delà de l’expression, et enchanté sur-toutde l’aimable ton de parfaite égalité, que jevis régner sans cesse, et devant qui étoit dis-parue toute différence de rangs et de pro-fessions. Je pense qu’une semblable fêtetous les mois seroit le meilleur remède pourguérir la défiance mutuelle, qui divise les di-vers corps de l’état; défiance bien plus fon-dée, selon moi, sur le défaut de se bie*\connaître que sur toute autre raison. Bref,je ne vis personne de cette nombreuse assem-ii. p. d.i.V. Q blée