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blée qui ne fit, pour ainsi dire, assaut d’hon-nêteté , de politesse et de courtoisie. Aussisuis-je resté plus étonné que jamais, en me.retirant, de la mauvaise difficulté que j’avoiséprouvée le matin. Pourquoi, me suis-jedit à moi-même, interdiroit-on aux étran-gers l’entrée d’une semblable fête? Pourquoiplutôt ne pas les y inviter et être ravi de lesy voir? Bien loin qu’une telle société doiveredouter les yeux des observateurs, elle doitse féliciter au contraire de les avoir pourtémoins de l’ordre, de l’harmonie et du bonesprit qui s’y font remarquer» Il me semblequ’on ne peut pensêr autrement sans fairepreuve d’une très-maussade misanthropie.
Je vous ai esquissé, mon cher ami, dansune des mes premières lettres, quelques traitsprincipaux des moeurs et des habitudes desLucernois. Quoique j’en sache un peu plusaujourd’hui, après un séjour de plus de deuxans dans cette ville, je n’aurois guères rie»de nouveau à vous dire sur leurs passe-temps ordinaires et leur manière de tuer I etemps, je puis en revanche vous entretenirde leurs divertissemens extraordinaires. LesLucernois ont un double carnaval, sansdoute en commémoraison des deux carêmes
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