Band 
IIde partie.
Seite
257
JPEG-Download
 

257

vivacité, peu commune dans les autres Lu-cernois, et qui perçant dans toutes leursparoles, donne à presque tout ce qu’ils di-sent la tournure d’un bon mot. La plussérieuse de ces insurrections fut celle de1650i et le corps souverain, quelle atta-quoit, ne parvipt à l’appaiser que par l’inter-vention des bons offices des cantons voisins,et par le sacrifice de quelques droits peut-être abusifs. Le plus considérable fut celuide la chasse, devenue à cette époque librepour tout le monde, et nulle pour tousdepuis long-temps, par la raison même desa liberté illimitée. Il y a bien eu depuisd’autres mouvemens insurrectionnels; maiscomme ils n’ont pas été particuliers à Lu-cerne, j’en parlerai avec détail, quand jetraiterai des cantons qui s’y sont trouvés lesplus compromis.

J’aurai achevé, mon cher ami, de com-pulser toutes les notes de mes tablettes surLucerne, quand je vous aurai dit quelquesmots des bains de Knout- IVill, qui ont acquisde la réputation depuis quelques années.Ils sont situés dans les terres, entre Surséeet Zoffinghen, et à un peu plus de demi-lieuede la première de ces villes. Le chemin

il P. d.i.V. R oui