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qui y conduit est très-mauvais et quasi im-praticable après une grande pluie. Aussije n’y ai presque jamais été qu’à pied, enremplaçant, par une promenade piquante,une des courses les plus désagréables à faireen voiture ou à cheval. Ces bains, commepresque tous les autres de la Suisse, ont étéà peu près ignorés jusques vers le milieu dece siècle; et ce n’est que depuis quelquesannées qu’ils sont devenus très-à la mode,et fort agréables par l’établissement qu’onvient d’y faire* Ils appartiennent à une fa-mille noble de Lucerne, qui y a bâti depuispeu un édifice en briques considérable etrégulier. Les appartemens y sont bons, lesmeubles élégans, le service parfait et le prixtrès-raisonnable. Les bains sont distribués parpetites chambres, à un ou deux bassins deforme aussi élégante que commode. Chaquepersonne qui se baigne à sous sa main deuxrobinets pour mettre son bain au point qui luiplaît avec de l’eau froide ou chaude, ainsi quele cordon d’une sonnette, qui ne se fait ja-mais entendre, sans qu’aussitôt un domestiquedu même sexe ne se présente pour la servir.Il y a dix de ces chambres pour maîtres, outreune ou deux pour six ou huit baigneurs à la fois.Bien éloignés de ressembler à presque tous les
autres