étions- si occupés à Pari9 des destinées nouvel-les que nous espérions pour la France. 3'avaisassez d'amis au quartier-général impérial pourcire sûr de ne me point tromper en m’en rap-portant au* récits qu'ils me firent dans le terns,et fiont, je l’avoue, j'éf.vs très avide, car je nem'occupais pas seulement de ce que je voyais àPjris, étant bien convaincu que s'il y avaitquelque obstacle à la chute de l’empire, cet ob-stacle ne pouvait venir que dune de ces déter-minations instantanées qui surgissent comme àfimproviste dans .l'esprit de Napoléon.
Le trente mars, au matin, pendant que labataille sous les murs de Paris était le plus ani-mée, Bonaparte cta>t encore à Troyesj il quittacette ville à dix heures , accompagné seulementde Bertrand, de Cau^aincourt, de deux aides de-camp et de deux officiers d'ordonnance. Il nemit guère plus de deux heures à faire les dixpremières lieues, trajet que lui et sa faible es-corte firent avec les mêmes chevaux et sans des-cendre de cheval. J/empereur n'avait mis aucunde ceux qui l’acompagnaîent de la sorte dans laconfidence du lieu Sur lequel il se dirigait, et ilsarrivèrent à Sens vers une heure de l’après mi-di. Plusieurs habitans de cette ville, que j’ai vusdepuis, m’ont assuré qu'il avait encore l'air très-iLXXXÜI. 2