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Dixième volume.
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calme , et qu’il ne s’arrêta qu’une demi-heure.Tout était tellement en désarroi, qu’il avait étéimpossible de préparer pour l’empereur desmoyens de transport; il fut donc obligé demonter avec sa suite dans une mauvaise cariole,et ce fut dans cet équipage que le souverainnaguère si puissant et dont le luxe avait effacéles souvenirs même des somptuosités de LouisXIV, arriva vers une heure du matin à Froid-manteau, à quatre lieues de Paris.

Ce fut là que l’empereur apprit par [le géné-ral Belliard, qui marchait à la tête d’une colon-ne d’artillerie, les premières nouvelles de labataille de Paris, J’ai su d’une personne quiétait auprès de lui, qu’il apprit cet évènementavec un calme probablement affecté pour ne pasdécourager ceux qui l’entouraient. Il se prome-na pendant plus d'un quart d’heure sur la gran-de route, s’entretenant avec Belliard, et ce futaprès cette promenade qu’il envoya Caulaincourtà Paris chargé de la mission dont j’ai parlé. En-suite Napoléon entra dans la maison du maîtrede poste et se fit apporter ses cartes où selonson habitude ii marqua les différentes positionsde ses troupes et des troupes ennemies avec desépinglés dont les tètes étaient enduites de cirede diverses couleurs. Après cette espèce de tra-