ccs de salut que dans un exil volontaire; etc’eut été bien prompt puisqu'il n’y avait quequatre jours que nous croyions avoir retrouvéune patrie. Pour moi, habitué à ces sortes decommotions, je conservai mon sang-froid, jugeantque ma position n’était pas plus critique que lejour où me rendant à Saint-Cloud pour le coupd’état du 18 brumaire, je dis à Lavalette, sur laplace de la Révolution, que nous coucherions lelendemain en prison ou au Luxembourg. Je nepartageais pas , il est vrai, les terreurs de cesmessieurs, que je regardais comme des terreurspaniques. J’entrepris même de les rassurer etde combattre les causes de leurs vives inquiétu-des. Je leur représentai combien il était impossi-ble qu’Alexandre, après la proclamation si préciseet si énergique qu’il avait publiée le trente etun mars, pût revenir sur ses premières intentionssi hautement manifestées: je leur rappelai toutce qui avait été la conséquence de la confianceinspirée par cette proclamation, et le sénatus-consulte du deux d’avril, et la déchéance de Na-poléon, et l’adhésion du corps législatif. «Danscet état de choses, leur dis-je encore, pensez-vous que l'empereur Alexandre manque à tousles engagemens qu’il a pris ? pensez-vous qu'ilignore que le sénatus-consulte et l’adhésion du
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