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rant les trois dernières années de son exis-tence.
Quoi qu’il en soit , dans la nuit qui suivit lapublication de l'avis que l’on vient de lire, jefus réveillé par un exprès du gouvernementprovisoire qui m’apportait l'invitation de merendre en toute hâte à l’hôtel de M. de Talley-rand, Je m’y fis conduire sur-le champ, et j’yarrivai quelques instans avant les maréchauxcommissaires de l’empereur. J’entrai dans lesalon du premier étage, faisant partie de l’ap-partement occupé par l’empereur Alexandre.Les maréchaux entrèrent en conférence avec cemonarque, et j’aurais bien de la peine à peindrependant ce tems l'anxiété , pour ne pas dire laconsternation de quelques membres du gouver-nement provisoire et d'autres personnes réuniesdans le salon où j’étais. Parmi ces messieurs, ily en avait surtout quatre ou cinq dont les figu-res étaient réellement décomposées ; la craintedont ils étaient saisis les faisait augurer mal del'issue d’une démarche qui pouvait en effet avoird’immenses résultats et changer la face des af-faires, et la vérité est que nous nous étions tel-lement avancés qu’il n’y avait plus à rétrograder,dans le cas où le principe aurait été admis, mê-me sans Napoléon , nous n’avions tous de chan-