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Dixième volume.
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lui adresser ces paroles, en réponse à une ques-tion que celui-ci lui avait faite: » He me parlezpas, monsieur; je n'ai rien à vous dire; tousm'avez fait oublier une amitié de trente ans ! »Fuis se tournant rers Dupont: «Quant à tous,monsieur, reprit le maréchal toujours sur lemême ton, votre conduite à l'égard de l’empe-reur n’est pas généreuse; j’avoue qu’il, vous 9traité avec sévérité; peut-être même a-t-il étéinjuste envers vous pour l’affaire de Baylen;mais depuis quand cherche-t-on à se venger d’uneinjustice personnelle aux dépens de son pays !»

Ces altercations furent vives, chaleureuses, etceux qui y étaient engagés élevaient tellement lavoix, que Caulaincourt prit la parole et leur dit:N'oubiiez pas, messieurs, que vous êtes ici chezl’empereur de Russie.» En ce moment M. deTalleyrand revint de chez l’empereur où il étaitentré après la sortie des maréchaux, et s’appro-chant du groupe animé qui s’était formé autourde Macdonald: » Messieurs, si vous voulez dis-puter, discuter, descendez chez moi. — Cela se-rait inutile, reprit Macdonald , mes camaradeset moi, nous ne reconnaissons pas le gouverne-ment provisoire.» Et les trois maréchaux, Key,Macdonald et Marmont, sortirent avec Caulain-ceurt et se rendirent immédiatement à l’hôtel