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de Ncy pour y attendre la réponse que l’empe-reur Aleiandre avait promis de leur faire quandil aurait consulté le roi de Prusse.
Telle fut cette scène de nuit, bien autrementdramatique que celles qu'enfante l’imaginationdes poètes; tout était réel dans cette scène, etde son dénouement dépendait l’état politique dela France et l’existence de tous ceux qui s'étaientdéjà prononcés en faveur des Bourbons , et s’ilest une chose remarquable , une haute leçon àprésenter aux hommes qui seraient tentés de sedévouer pour une cause, c’est que la plupart deceux qui alors ont redemandé les Bourbons aupéril de leur vie sont successivement tombésdans une sorte de disgrâce.
Quoi qu’il en soit, lorsque les maréchaux et
Caulaincourt se furent retirés , nous étions tous
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avides d’apprendre ce qui s’était passé entre euxet l’empereur de Russie. J'appris alors par Des-solles qui, comme je l’ai dit, avait assisté à cetteconférence en sa qualité de commandant de lagarde nationale de Paris, que les maréchauxavaient été unanimes pour demander une ré-gence à Alexandre. Macdonald surtout défenditla régence avec beaucoup de chaleur , et parmiles paroles qu’il avait prononcées en défendantcette cause, je me rappelle que Dcssolles nous