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de la guerre avaient amenés en France aprèsl’occupation de Paris , je le continuerai sur lemême ton, mais en changeant de personnage, etil s'agira d’un homme dont j’ai déjà beaucoupparlé, qui n’était pas un étranger pour moi etpour lequel j’avais un sincère attachement, Ber-nadotte , prince royal de Suède.
M. le comte d’Artois avait fait, comme on vale voir, son entrée à Paris le douze d’avril; cefut peu de jours après que Bcrnadotte y arriva.Sa position était fausse puisque la force des cho-ses avait fait évanouir les espérances qu’il avaitpu concevoir dans son entrevue à Abo avec l’em-pereur Alexandre. D’ailleurs on l’avait repré-senté dans quelques pamphlets officiels commetraître à la France, et il y avait dans quelquesadorateurs de notre gloire isolée une certaineexaspération que l’inconstance de la fortune ren-dait peut-être excusable et que l’on fit injustementretomber sur Bernadotte. Je me rappelle mêmeque Napoléon, avant d'être déchu de son pou-voir, avait fait faire une sorte de protestationnationale de la police contre le prince royal deSuède. Cè prince avait conservé dans la rued'Anjou un hôtel que sa femme habitait. On yentendit vociférer ces mots: » A bas le traître!à bas le parjure!» Mais ce mouvement ft'eut