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Dixième volume.
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serrerai toujours , ne m’a jamais fait parler ensa faveur, car je comprenais et il sentait lui-mê-me la fausseté de sa position. C'était à tort, dumoins à inon avis, qu’on l’accusait d’avoir figurédans la coalition. Suédois, il devait combattrecontre tous les ennemis de la Suède ; mais lepréjugé contraire n’en était pas mo ns vivantdans la multitude qui ne voyait en lui qu’unmaréchal de l'empire. Bernadotte n’était plusfrançais tandis que Moreau l’était encore , bienqu’il eût pris les couleurs de la Russie, et voilàpourquoi l'impartiale histoire placera ces deuxgénéraux célèbres à une énorme distance l’unde l'autre; l’un a vaincu pour sa patrie adoptive,et l’autre a succombé en combattant contre saseule patrie.

Comme il est probable que je n’aurai plusguère à parler de Bernadotte, j’en dirai encoreici quelques mots à l’occasion de son dernierséjour à l’aris, car on sait qu’il n'y revint pasen 1815- Depuis cette époque même, j’ai vu quec'était une erreur -généralement accréditée queBernadotte était une créature de Napoléon; sansdoute les personnes qui, ayant lu mes Mémoi-res, auront pris la peine de rapprocher les faitsqui concernent ce roi de fortune, ne partagentdéjà plus cette erreur. Cependant, j’ajouterai