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Dixième volume.
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encore quelques autres faits qui me reviennentà la mémoire , et qui me semblent de nature àtrancher net la question. Sans doute on a pucroire sur les apparences que Bernadotte, maré-chal de l’empire, puis prince de Ponte-Corvo, aitdû tout à l'empereur. Il n'en est pas moinsvrai que la fortune de Bernadotte fut presquetoujours en opposition avec celle de Napoléon,et il n’en est pas moins vrai surtout que Napo-léon n’aida en rien l'élévation de Bernadotte aurang de prince royal de Suède. On doit se rap-peler que peu s’en fallut, au contraire, que lenouveau prince royal ne dût à Napoléon sa pro-pre ruine et celle des états qu’il était appelé àgouverner, et je ne reviendrai pas sur tout ceque j’ai dit de son séjour à Hambourg, où sesheureuses qualités lui avaient dés long tenls crééun parti parmi les Suédois.

Mais, voici un fait que je ne crois pas exacte-ment connu et dont je puis garantir l'authentici-té. Lorsque le duc de Cadore, alors ministredes affaires étrangères, annonça à l’empereur lanomination du prince de Ponte-Corvo au secondrang du royaume de Suède: » Ab ! ah! ils l’ontnommé; dit l’empereur, c’est bien.... c’est bien....ils pouvaient faire un meilleur choix.... mais en-fin, je ne veux pas m’opposer à sa fortune... il