ne peut pas s'en aller les makis vides ; qu'onlui donne deux millions. *
Une circonstance imprévue rompît tout à coupeette apparence de bonne intelligence entre l’em-pereur et le prince rojal de Suède: celui ci litentendre, avec raison selon moi, que le titre deprince de Ponte-Corvo n’était pas compatibleavec son nouveau titre , que c’était relever del’empire français. Or comme on sait qu’à cetteépoque Napoléoiî aspirait à voir tous les roisde l’Europe revêtus des grandes charges de sacouronne, il fut, comme on peut le croire, vive-ment irrité en apprenant cette nouvelle. Je nesais par qui elle lui fut transmise, étant alors àHambourg et n’ayant appris ces faits que depuismon retour. Mais M. de Champagny doit le sa-voir, car l’empereur fit appeler immédiatementce ministre: » Qu’est-ce que c’est que cela? luidit il avec emportement?.... que veut-il donc,Bernadotte .... qu’est-ce que c’est que cette ma-nie de Suédois, d’être Suédois?.,, combien sont-ils donc, ces Suédois ?... je veux en finir et neplus entendre parler de cela. M. de Champagny,vous écrirez dans ce sens. »
Voici maintenant qui peut donner une idée dudegré d’irritation que les nobles scrupules duprince royal de Suède avaient causé à Napoléon.