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j'ai su que l’empereur avait témoigné sa surpriseet son mécontentement de son absence, Ney,tous scs amis s’accordent à en convenir, dépen-sait toute son énergie sur les champs de batailleet manqua souvent de résolution hors des com-bats, aussi ne fus-je pas surpris en le voyantvenir à nous avant quelques autres de ses ca-marades- Quant à Macdonald, il est doué d’unede ces âmes généreuses sur lesquelles on peutd’autant plus compter que l’on a eu des tortsenvers elles: Napoléon en fit alors l’epreuve.Macdonald revint donc seul à Fontainebleau, etlorsqu'il entra dans la chambre de l'empereur,il le trouva assis dans un petit fauteuil devantsa cheminée ; Napoléon avait pour tout vêtement■une redingote de baz.in blanc; ses pieds étaientnuds dans ses pantoufles; il avait les coudes ap-puyés sur ses genoux et la lête soutenue parses deux mains. Il était immobile et semblait ab-sorbé dans de profondes réflexions. Deux per-sonnes seules étaient avec lui, le duc de Bassa-no , un peu éloigné de l'empereur , et Caulain*court qui était auprès de la cheminée. La rêve-rie dans laquelle il était plongé était telle quele bruit que fit le maréchal Macdonald en en-trant ne l’en arracha pas , et que le duc de Vi-cence fut obligé de le prévenir de la présence