du maréchal. » Sire, lui dit Caulaîncourt, c'estle duc de Tarcnte qui vous apporte à signer letraité qui doit être ratifie dans la journée dedemain. » Alors, l’empereur, comme s’il fût sortid’un sommeil léthargique , se retourna du côtéde Macdonald et lui dit seulement ces mots:» Ah ! c’est vous, maréchal. » Napoléon avait lafigure tellement changée, que le maréchal, frappéde ce changement, ne put s’empêcher de lui diredans un premier mouvement: » Mais, Sire, votremajesté est donc indisposée! — Oui!... j’ai passéune bien mauvaise nuit.*»
L’empereur resta encore assis pendant uninstant, puis, se levant, il prit le traité des matn£
* C’est dans la nuit qui précéda le retour dumaréchal Macdonald à Fontainebleau quel’on assure que Napoléon tenta de s’empoi*sonner; mais comme je n’ai aucun détailcertain sur cette tentative d’empoisonnement,et que je ne veux parler que de ce rinnt jesuis sûr, je m'abstiendrai de donner, commequelques personnes l’ont fait, des conjectu*res toujours hasardées sur un fait de cettegravité et que Napoléon a rejeté bien loindans les conversations de Sa : nte-Hclènc. Laseule personne qui puisse lever les doutesqui existent à cet égard est Constant, qui,m’assura t on, n’avait pas quitté Napoléon dela nuit.