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cos mots, Napoléon et Macdonald se jetèrentavec un enthousiasme également partagé dansles bras l’un de l’autre, et ils se quittèrent leslarmes aux yeux.
Ainsi se termina la dernière entrevue de Mac-civriald avec Napoléon; et ces détails, je le ré-pète, je les ai recueillis en 1814 de la bouchemême du maréchal qui les raconta dans son sa-lon quelques jours après avoir rapporté le traitératifié par Napoléon. Il me montra ce sabreque je connaisssais depuis long-tems, que je re-connus pour être celui que j’avais vu tant defois au général Bonaparte, et qu'il affectionnaitentre toutes ses autres armes , comme un sou-venir de l’expédition d'Egypte. Seulement, jeremarquai que Napoléon y avait fait graver cet-te inscription: » Sabre que portait l’empereurle jour de la bataille du Mont Thabor. » Or jene puis cacher la réflexion que me firent faireces mots , gravés sur le présent de Murad Bey :j’y reconnus encore un de ces traits qui n’ap-partiennent qu’au caractère de Napoléon. Cetitre d'empereur ( qu’il faisait ainsi remonter àl’époque où il n’était que général de la républi-que française, lui parut sans doute, aux tems desa puissance, un moyen d’antidater son empire