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Dixième volume.
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de la garde nationale. — Mon épée déposée.■—Mes occupations au* postes.— Difficultéssurmontées, et uhase de l'empereur Alexan-dre.

La chute de Napoléon et son abdication mefirent éprouver deu* sentimens bien opposés;tout en me félicitant sincèrement de voir la find'un gouvernement oppresseur, je ne pus m’em-pêcher de souffrir des douleurs que dut éprou-ver Bonaparte f et jamais, plus qu’en cette cir-constance, je ne distinguai l’homme de l'empe-reur. Ah! si cet homme eût voulu! s’il eût misdes bornes à son ambition! si la fureur de do-miner l’Europe ne l'eût entraînée dans un abîmesans fond ; s’il eût consacré au bonheur de laFrance cette surabondance de génie qu’il consa -cra à l'asservissement des nations et des peu-ples; s'il n’eût pas foulé aux pieds les droits desFrançais, et constammant substitué l'arbitraire àces droits; si, du moins, après avoir usurpé lepourvoir sur les franchises nationales , il sefût voué à l’affermissement de l'ordre, sansdoute il aurait conservé, au moins durant savie, ce trône qu’illustrèrent tant de victoires etde si vastes entreprises; et si son nom alors eûtretenti avec moins déclat dans la postérité, de