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combien de bénédictions ce nom aurait été saluépar les générations contemporaines! Mais le dé-mon de l’ambition fut plus fort en lui que saraison , il accomplit sa destinée. Quel profondsujet de méditations, que la chute d’un hommesi plein et si fort ; et quelle leçon cette chutaprésente aux rois qui oseraient, à son exempte,croire à la possibilité de méconnaître les droitsdes peuples ! C'est déjà bien assez peu de chosaque l’homme, sans que les gouvernemens cher-chent à le ravaler encore au dessous de sa misé»rable condition !
Souvent il serait juste, pour apprécier le règ-ne d'un prince, d’examiner comment il a prisson royaume à son avènement au trône, et com-ment il l’a laissé à sa mort. En jugeant le règnede Bonaparte, d'après ce principe, on verrait leterritoire envahi, et on le condamnerait sous cerapport; mais il est juste , en même tems , defaire remarquer combien, par ses soins, l'ordrepublic avait jeté de profondes racines dans lesdiverses parties de l’administration. Quellesqu'aient été ses incrojables erreurs en finance,quelle différence entre la situation du trésorsous le directoire , et celle du trésor sous l'em-pire , où l’on vit reverdir d'anciennes branchesdu revenu public, telles que les contributions