Band 
Dixième volume.
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139
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comte d’Artois monta à cheval à la barrièreSaint-Martin. Ne faisant point partie du cortège,jé m'étais rendu sur les boulevards auprès dela porte Saint-Martin où je me mêlai dans lafoule afin de voir défiler le cortège et d'étudieren même teins la physionomie des spectateurs.Près de moi se trouvait un vieux chevalier deSaint-Louis qui avait repris ses insignes et pieu-rait de joie à la seule idée de revoir un Bour-bon. Cependant le cortège arri<a bientôt etson arrivée me fut annoncée par le retentisse-ment de l'air vive Henri IF exécuté par un corpsde musiciens qui ouvrait la marche. Il y avaitlong-tems que ce vieil air national n’avait retentidans les murs de Paris, et il semblait promettreque le roi adoré qu’il rappelait allait revivredans ses descendans. Je vis défiler le cortègesans faire une grande attention à ceux qui lecomposaient, je voulais seulement contemplerles traits de Moîtsieor. Je ne l’avais jamais vu,mais je lui trouvai la meilleure grâce du monde,la physionomie ouverte et l'air pénétré lui mêmede la confiance que sa présence inspirait. Sonétat-major me parut très-brillant pour avoir étéimprovisé; mais où l’enthousiasme était au com-ble , c’était dans la garde nationale à cheval dontlui-même portait le costume, ayant, par-des6us