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étés éconduits. C’est, comme l’on dit; unegrâced’état pour les hommes en place et en haute fa-veur, que dè haüssef'Ies épaules quand on veutleur apprendre quelque chose qu’ils ne saventpas, par là raison que ces messieurs savent tout.Laissez cet homme, disent lis, c’est un donneurd’avis, un alarmiste, un frondeur, un mécontent,un solliciteur-, laissez-le, vous dis je, et ne l’é-coutez pas. Ainsi m'arriva-t-il.
Dès la fin de 1814, des indices, presque cer-tains pour moi, me faisaient prévoir une grandecatastrophe. Un homme que j’estime beaucoup,et avec lequel je n'ai jamais eu que dès relationsd’amitié, mé dit vers cette époque; «Vous voyezcomme lés affaires vont mal: on fait fautes surfautes: vous sentez bien qü’un pareil état dechoses ne peut pas durer. Entre nous, moncher, je crois que tout "sera fini au mois de mars.Il faut que ce mois répare la honte du mois demars dernier. Nous serons enfin, et une foispour toutes , délivrés du fanatisme et de l’émi-gration. Vous voyez de tous côtes surgir unesprit de cagotisme insupportable; et vous n’i-gnorez pas que l’influence dés prêtres est cequ’il y a de plus antipathique à la nation. Enhuit mois, on nous a fait faire bien du cheminrétrograde. Je crains que vous ne yous repen-