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Dixième volume.
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tiez de tous être trop mêlé des affaires du com-mencement de cette année; tous voyez qu’on nenous a pas menés où vous croyiez aller. Au sur-plus, je vous l’ai dit plusieurs fois; vous aviezà vous plaindre, et, après tout, vous avez agiselon votre manière de voir. »

Je n’attachai pas plus d’importance qu'il ne lefallait, à cette prédiction d'un changement pourle mois de mars ; et je regardai cette communi-cation confidentielle, comme l’expression du dé-sir qu’avait la personne qui me la faisait, devoir ses souhaits se réaliser. Je déplorais, commetout le monde, les inconcevables fautes des Fer-rand * et compagnie ; j'espérais toujours que legouvernement, mieux éclairé, reviendrait peu àpeu à des principes qui lui concilieraient l'espritde la nation, et dans cette espérance, je ne fispas une grande attention à ce que l’on m’avaitdit, pensant que les conséquences fâcheuses qu’onm'avait prédites n’auraient pas lieu. Mais, peude jours après, un autre de mes amis vint me

* M. Ferrand était tellement encroûté des vieil-les idées qu’il dit un jour devant plusieurspersonnes que la charte était une fort bonnechose. mais qu’il lui manquait d’avoir étéenregistrée au parlement de Paris !