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Dixième volume.
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taient. Cette personne me dit entre autres cho-ses: »J'ai rencontré avant hier Charles de Labé-doyère, avec lequel vous savez que je suis inti-mement lié. J'ai remarqué en lui je ne saisquelle agitation, et il avait l’air très-préoccupé.Je l’invitai à venir dîner chez moi, et il me re-fusa , me disant que nous ne serions pas seuls.Puis enfin, il m’a, lui, prié de venir dîner hieravec lui pour causer. Nous avons donc dînéhier ensemble chez un restaurateur, dans uncabinet où nous étions seuls. Nous causâmeslong-tems des affaires politiques et de la positionoù nous nous trouvons, et vous pôuvcz jugerque je fus de tout point en opposition avec lui;au surplus, c’est une chose convenue entre nous ;nous disputons , nous nous disons mille sottises,et nous n’en sommes pas moins bons amis. Mais,ce qui m'inquiète, c’est qu’en nous séparant,Charles me dit en me serrant la main : Allons»mon ami, adieu! Je pars demain pour Grenoble,dans un mois tu entendras parler de Charles deLabédojère, et là-dessus il m’a quitté.»

Ces trois communications successives me don-nèrent à réfléchir; elles me venaient d’abord dedeux personnes intéressées au succès de l’évène-ment , et ensuite d’une troisième qui le redou-