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Dixième volume.
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pas un moment à me sauver la fie en quittantla France. — Eh bien, tu es dans l’erreur: jesuis persuadé que si tu veux te ranger au nom-bre de ses amis tu en auras tout ce que tu vou-dras , des titres, des honneurs, des richesses; jepourrais même t’en donner l'assurance. — Cela,je te l’avoue, ne me tente en aucune manière.Moi aussi j’aime la France, je l’aime autant quetoi; et j’ai la conviction que jamais la Franee nepourra être heureuse avec lui. S’il revient, j’i-rai vivre en pays étranger, et j’attendrai toutdes évènemens et du tems. »

Je ne me rappelle que ce que l’on vient delire d’une conversation qui dura fort long tems.Il y avait, comme on en a pu juger, dissidencecomplète entre nous ; aussi garda t-il son opi-nion, et je gardai la mienne, comme cela arrivetoujours après avoir bien discuté. Cependantce troisième avertissement, eette hypothèse duretour de Bonaparte me donna à réfléchir, etajouta un certain poids au premier avis que j’airapporté plus haut, quand à cette nouvelle indi-cation en succéda une quatrième. Une personneque je connaissais beaucoup, et que je sais être,par ses principes et ses liaisons , entièrement at-tachée à la cause royale, vint me dire qu’il sepassait des choses extraordinaires qui l’inquié-