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du trône dont il n’aurait pas voulu descendre.Tout en rendant justice aux bonnes intentionsdu duc de Ragusc, je ne pensai pas que sonavis pût être adopté; je le combattis commeje combattis toutes les propositions que l'onavait faites relativement à la désignation du lieuoù se retirerait le roi. Ce fut moi qui propo-sai Lille, comme étant plus près, comme offrantplus de sûreté, surtout dans le premier moment.
» Messieurs, dis je aux membres du conseil, con-sidérez que M. le duc d’Orléans y commande,qu’il a sous ses ordres le maréchal Mortier surla fidélité duquel on peut compter. Le drapeaublanc flotte encore sur les remparts <le lûlle -,mais s’il faut enfin que Sa Majesté soit réduiteà la nécessité de sortir de France, dés qu’undanger réel pourra menacer le roi, il aura laBelgique, où il pourra se retirer sans aucunedifficulté. Messieurs, ajoutai-je, le tems presse,et il est du plus haut intérêt que le roi hâteson départ. Tout m’annonce que Kapoléon nesera ici que lundi prochain , mais il y sera sansaucun doute ce jour là; il est donc indispensa-ble que les personnes , chargées de veiller à lasûreté du roi, le déterminent à partir, au plustard, dimanche prochain. Si vous tardez, je vousprie de considérer combien il sera facile à Bo