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tre dans le jardin , dans la crainte d'être blesséou insulté. Comme on voulait exciter des trou-bles sous les jeux mêmes du roi, le faire dou-ter de l’opinion qui se prononçait pour lui, desagens de la police mêlèrent les cris de VivelEmpereur, aux cris de Vive le Roi, et il arrivaplus d’une fois à ces inlâmcs provocateurs dedésigner et de faire arrêter les personnes lesplus honnêtes, comme s’étant rendues coupablesde cris, proférés par les agens de Fouché. Unde mes amis, dont les opinions rojalistes étaientbien connues, et dont le père avait été massacrépendant la révolution, me raconta que, donnantle bras à deux dames, il entendit près de luideux individus qui criaient : Vive l'Empereur.Cela causa une vive rumeur; la garde accourut,et ces individus eux-mêmes eurent l’audace dedésigner mon ami comme étant le coupable; envain ses voisins assurèrent la fausseté de l’accu-sation, on se saisit de sa personne, on l’entraînaau corps de garde, où il resta quelques heures,jusqu’au moment où ses amis vinrent le récla-mer.
A l’aide de ces misérables manoeuvres, Fouchétriompha; il se fit valoir comme le seul homme jcapable d’cmpêcher des désordres dont il éta : t jle seul auteur, il se fit remettre la police des \