AVERTISSEMENT. xljde Logique qui doit regier le poids des vrai-semblances, &: qui seroit si necessaire dans lesdeliberations d’importance. Et plus bas : Ii n’y arien de plus imparfait que notre Logique lors-qu on va au de-la des argumens necessaires ; &les plus excellens Philofophes de notre temps,reis que les Auteurs de 1’Art de penser, de la Re-cherche de la verite, & de l’Essai für 1’Entende-ment, ont ete fort eloignes de nous marquer lesvrais moyens propres a aider cette faculte quinous doit faire pefer les apparences du vrai &cdu faux, fans parier de l’Art d’in venter, ou il estencore plus difficile d’atteindre, & dont on naque des echantillons fort imparfaits dans les Ma-thematiques.
Vautorite de M. Leibnit% eß en ces matteres umpreuve prefque complette ; on fiait quil eß parfaitementinßruit de l'etat des Sciences j que perßmne ne travailleplus utilement que lui a les perßcmonner.
J'ai trowve dans le premier 'volttmc de l'AcademieRojale de Berlin 3 qui parut ilj a deux ou trois ans uneDissertation ou ce Scavant komme parle d'un jeu Chinoisqui a beaucoup de rapport anjec nos Echets ; il propoße en-suite des Problemes für un jeu qui a ete a la mode enFrance ilj a dou^e ou quin^e ans 3 qui fe nomme LeSolitaire. Scepe notavimus, dit M. de Leibnit % 3nusquam homines ingeniosiores esse quam in lu-dicris , atque ideo Ludos Mathematicorum cu-ram mereri non per fe, sed artis inveniendi causa.Ludi casus fortuiti inter alia prosunt ad aestiman- ^dos probabilitates, &c. Et fi ajoute a l’occafion des
jjc