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LIVRE PREMIER.

K»v. 1799. depuis la chute de ce papier-moimaie. Ces deux fautes étaient,premièrement, la suppression des contributions indirectes,assises sur les boissons, sur le sel, sur les consommations engénéral; secondement, le soin laissé aux administrations mu-nicipales de faire elles-mêmes les rôles de la contribution fon-cière, et des autres contributions directes.

Par la suppression des contributions indirectes, le trésoravait perdu, sans compensation, le tiers de ses revenus. Leproduit des domaines de l’État étant presque annulé par unemauvaise administration, celui de l’enregistrement par le dé-faut de transactions particulières, celui des douanes par laguerre, les contributions directes formaient à peu près la seuleressource du trésor; mais ces contributions, qui représentaient300 millions environ dans un budget de 500, étaient extraor-Arrieré dans la dinairement arriérées. 11 v avait des débets pour l’an v, l’an vi

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contributions, gj |’ an VII . Les rôles pour l’an vi n’étaient pas achevés ; pourl’an vu, il en restait encore un tiers à terminer; et, pour l’an-née courante, c’est-à-dire pour l’an vin (1799), ils étaient àpeine commencés. Grâce à ce retard dans la confection desrôles, on ne pouvait pas percevoir les contributions courantes,et l’accumulation des contributions arriérées faisait naître denouvelles difficultés de perception, parce qu’il fallait souventdemander aux contribuables l’acquittement simultané de plu-sieurs années à la fois. Cet état de choses provenait de l’adop-tion d’un principe, en apparence juste, mais en réalité funeste,c’était de laisser les administrations locales s’imposer, en quel-que sorte, en dressant elles-mêmes les rôles. Les administra-tions départementales et municipales étaient alors collectives,comme chacun sait. Au lieu des préfets, sous-préfets et maires,qui furent institués plus tard, il y avait auprès de toutes cesadministrations des commissaires, ayant voix consultative, etla mission de provoquer, de solliciter l’accélération des tra-vaux administratifs, mais non celle de les exécuter eux-mêmes.Le système des municipalités de canton, réunissant les 44 mille