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[Vol. 1.]
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CONSTITUTION DE l.’AN VIH.

1 !)

qui sait tout faire, qui peut tout faire, et qui veut tout faire. — n « v . 1799.Il en conclut sagement qu’on devait le laisser agir, car, dansce moment, des rivalités personnelles ; ' ' 1 ' T '

sorte de partage d’attri-

11 fut convenu de nouveau, par une

butions toute volontaire, que, pendant cette dictature qu’ilfallait rendre courte et féconde, le général Bonaparte gouver-nerait, et que M. Sieyès s’occuperait de la Constitution. C’é-tait, comme on l’a déjà dit, un soin que l’opinion publique ad-jugeait à ce dernier, et, dans l’accomplissement duquel, soncollègue n’était pas disposé à le contrarier beaucoup, un seulpoint excepté, l’organisation du pouvoir exécutif.

Ce qui pressait le plus était la composition du ministè l'O. Composition

du ministère.

Ce sont les premiers hommes d’un pays qu’on y appelle dansune monarchie. Dans une république, ces premiers hommesétant devenus les chefs mêmes de la république, il ne restepour le ministère que des hommes de second ordre, de vraiscommis, sans responsabilité aucune, parce que la responsa-bilité réelle est montée plus haut. Quand des personnagescomme M. Sieyès et le général Bonaparte, étaient consuls, despersonnages même fort distingués, comme MM. Fouché, Cam-bacérès, Reinharl, de Talleyrand, ne pouvaient être de véri-tables ministres. Leur choix n’avait d’autre importance qu’unecertaine signification politique, et la bonne expédition des af-faires. Sous ce rapport seulement , ces choix présentaientune sorte d’intérêt.

Le jurisconsulte Cambacérès, homme savant et sage, quenous ferons connaître plus tard, fut maintenu sans contesta-tion au ministère de la justice. M. Fouché, après vive discus-sion entre les consuls, conserva le ministère de la police.

M. Sieyès ne voulait pas de lui, parce que c’était, disait-il, unhomme peu sûr, et une créature du directeur Barras. Legénéral Bonaparte le. soutint, et le fit maintenir. 11 se croyaitengagé a son égard par les services qu’il en avait reçus, pen-dant les événements du 18 brumaire. De plus, M. Fouché

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