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CONSTITUTION DE LAN VIII.

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consistant en une addition de 25 centimes au principal des Nuv. niKj.contributions foncière, mobilière et personnelle. Cette sub- &■;vention était payable, comme les autres contributions, en ar-gent ou en papiers de toute espèce, mais, vu l’urgence, onexigea que la moitié fût acquittée en numéraire.

La subvention de guerre qu’on venait de substituer à l’em-prunt forcé progressif, ne pouvait pas donner des ressourcesimmédiates, car elle ne devait être perçue que sur les rôlesdes contributions directes, et en même temps que ces con-tributions, dont elle n’était, en réalité, que l’augmentationdans la proportion d’un quart. Il fallait, pour le service cou-rant, et sourtout pour les armées, quelques fonds, verséstout de suite au trésor. M. Gaudin, en raison de ses nou-veaux actes, destinés surtout à plaire aux grands capitalistes,fit un appel aux principaux banquiers de la capitale, et leurdemanda un secours, dont l’urgence frappait tous les esprits.

Le général Bonaparte intervint directement .auprès d’eux, et Secours tnmie-

" «liât (le it> mil-

line somme de \ z millions en numéraire fut immédiatement lions fournis

pur les ban-

prêtée au gouvernement. Elle devait être remboursée sur les qu ( !® r " t . d 1 e . Iilpremières rentrées de la contribution de guerre.

Ce secours était un grand bienfait, et il honorait le bonesprit des banquiers de la capitale. Mais ce n’était qu’un ali-ment de quelques jours. Il fallait des ressources plus du-rables.

On a vu au commencement de ce livre, comment la sup- îieorg.-misutimi

• i ....... , . , . . des finances.

pression des contributions indirectes, résolue au début memede la Révolution, avait réduit le trésor au seul revenu descontributions directes; comment ce revenu était lui-mêmepresque annulé par le retard dans la confection des rôles ;comment enfin les assignats, moyen ordinaire de combler tousles déficits, ayant totalement disparu, on faisait le serviceavec des papiers de diverse nature, qui, n’ayant pas coursforcé de monnaies, ne gênaient plus, comme auparavant, lestransactions particulières, mais laissaient le gouvernement