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[Vol. 1.]
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LIVRE PREMIER.

A.

not . 1799. délai de quatre mois, sous peine de déchéance. Cette obliga-' . .lion devait faire rentrer une grande partie des papiers circu-

lants, qui étaient spécialement recevables en payement desbiens nationaux. Certaines classes d’acquéreurs devaient sol-der en numéraire une portion du prix d’achat. On les obligeaà souscrire pour celte portion des engagements négociables.«wft/jC’étaicnt des valeurs assez bonnes et d’un placement facile,rit ceuK d u ‘ les avaient souscrites étaient menacés de perdre' leurs biens, s’ils laissaient protester leurs engagements.

Il existait encore trois ou quatre cents millions de domainesnationaux non vendus. Cette valeur tout à fait hypothétique,fondée sur les estimations de 1790, pouvait, si on savait at-fendre des temps meilleurs, doubler, tripler, et même augmen-ter davantage. Ne pas aliéner eût mieux valu. Cependantl’urgence des besoins fit recourir à une nouvelle aliénation.On décida que des rescriptions, représentatives du prix dosbiens qu’il s’agissait de vendre, seraient négociées à des spé-culateurs pour une somme de 150 millions. Heureusementqu’une très-petite partie de cotte somme fut mise en émission.

Enfin on imagina de représenter aussi par des titres dumôme genre, le capital de certaines rentes foncières, appar-tenant à l’État, et dont les lois antérieures avaient permis lerachat aux débiteurs. C’était une ressource d’environ 40mil-•^r-y^ons. Les débiteurs de ces rentes ne les servaient plus, sans“ en avoir cependant opéré le rachat. 11 fut émis des titres, de-* ‘stinés à représenter ce capital de 40 millions, et négociables,comme les rescriptions sur les biens nationaux, par le moyendes agents d’affaires.

Ces créations de valeurs artificielles, étaient la dernièreconcession faite à des besoins urgents. Aliénées à des spécula-teurs, elles étaient destinées!) procurer quelques ressources, enattendant le rétablissement des finances, qu’on devait espérerde la confection ponctuelle des rôles, et du système des obli-gations des receveurs généraux. Du reste, ces valeurs, comme

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