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CONSTITUTION DE L'AN VIII.

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la tête de l’armée de l’ouest un général sage, conciliant et Nov. 1799.fidèle, fort employé par le général Iloclie, lors de la premièrepacification de la Vendée, c’était le général Hédouville. Il sesaisit de tous ces fils, et offrit de les remettre dans la maindu nouveau consul.

Celui-ci s’en empara sur-le-champ, et ordonna au général Suspension

1 d’armes dans la

Hédouville de traiter avec les chefs vendéens. Ces chefs, in- Vendée,timidés par la présence du général Bonaparte au pouvoir, semontraient disposés à pactiser. Il était difficile de signer toutde suite une capitulation, et de se mettre d’accord sur les ar-ticles de cette capitulation; mais une suspension d’armes neprésentait pas les mêmes difficultés. On offrit d’en signerune sur-le-champ. Elle fut acceptée du côté du gouvernement,et en peu de jours MM. de Châtillon, d’Autichamp et de Bour-mont signèrent une suspension d’armes pour la Vendée etune partie de la Bretagne. Il fut convenu qu’on s’adresseraità Georges Cadoudal, et à M. de Frotté, pour leur proposerd’en adopter une pareille dans le Morbihan et la Normandie.

Cet acte du nouveau gouvernement ne s’était pas fait at-tendre , car il s’accomplit au commencement de frimaire, unevingtaine de jours après l’installation des consuls provisoires.

Il inspira une satisfaction générale, et fit supposer la paci-fication de la Vendée plus prochaine qu’elle ne pouvait être.

Quelques bruits du même genre, à l’égard des puissancesétrangères, firent aussi espérer, de l’heureuse étoile du gé-néral Bonaparte, un prompt rétablissement de la paix euro-péenne.

Comme on l’a dit au début de ce livre, la Prusse et l’Es- premières nëgo-

, . , . dations avec

pagne étaient seules en paix avec la France, la première se rF.urope.montrant toujours froide, la seconde toujours embarrassée desa communauté d’intérêts avec nous. La Russie, l’Autriche,l’Angleterre, et toutes les petites puissances à leur suite, soiten Italie, soit en Allemagne, soutenaient une lutte acharnéecontre la République française. L’Angleterre, pour laquelle