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LIVRE PREMIER.
D^c. 1799. fait une Constitution, allait livrer la France à l’activité dévo-rante du jeune Consul, et se retirer, quant à lui, dans cetteoisiveté méditative, qu’il préférait au mouvement agité desaffaires. Le nouveau Premier Consul voulut donner au légis-lateur de la France un témoignage de reconnaissance natio-nale ; il lit proposer aux commissions législatives de lui dé-cerner en don la terre de Crosne. Ce don fut décrété, et an-noncé à M. Sieyès avec les plus nobles expressions de la gra-titude publique. M. Sieyès éprouva une vive satisfaction, car,malgré une incontestable probité, il était sensible aux jouis-sances de la fortune, et il dut être touché aussi des formesélevées et délicates avec lesquelles cette récompense natio-nale lui fut décernée.
On disposa ensuite toutes choses pour mettre la Constitu-tion en vigueur dans les premiers jours de janvier 1800 (ni-vôse an yiii) , c’est-à-dire dans les premiers jours de l’année,qui allait clore ce grand siècle.
FIN DU LIVRE PREMIER.