CONSTITUTION DE L’AN VIII.
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« Elle fait cesser les incertitudes quo le gouvernement pro-« visoire mettait dans les relations extérieures, dans la situa-« tion intérieure et militaire de la République.
«Elle place, dans les institutions qu’elle établit, les pre-«miers magistrats dont le dévouement a paru nécessaire à« son activité.
« La Constitution est fondée sur les vrais principes du gou-«vernement représentatif, sur les droits sacrés de la pro-«priété, de l’égalité, de la liberté.
« Les pouvoirs qu’elle institue seront forts et stables, tels«qu’ils doivent être pour garantir les droits des citoyens, et« les intérêts de l’État.
«Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont« commencée ; elle est finie. »
Deux hommes tels que le général Ronaparte et M. Sieyès,s’écriant en 1800: La Révolution est finie! quelle singulièrepreuve des illusions de l’esprit humain ! Cependant, il faut lereconnaître, il y avait quelque chose de fini, c’était l’anarchie.
Chez tous ceux qui avaient mis la main à cette œuvre, lajoie de la voir achevée était grande. Quelques-unes des idéesde M. Sieyès avaient été repoussées; cependant, sa Constitu-tion presque tout entière était adoptée, et, à moins d’une puis-sance absolue comme celle de Solon, de Lycurgue ou de Ma-homet, puissance que dans.nos temps de doute, où tout pre-stige individuel est détruit, aucun homme ne saurait obtenir,il n’était guère possible de faire passer une plus grande por-tion de sa pensée, dans la Constitution d’un grand peuple. Ettelle qu’elle était, si le vainqueur de Marengo n’y avait ap-porté plus tard deux changements considérables, l’héréditéimpériale de plus, le Tribunat de moins, cette Constitutionaurait pu fournir une carrière qui n’eût pas été le triomphedu pouvoir absolu.
M. Sieyès, après avoir mis à la main du général Ronapartel’épée qui avait servi à renverser le Directoire, après avoir
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Le ge'ne'ialBonaparte faitdécerner à 1U.vSievès la terrede Crosne,