LIVRE II.
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HeV. 1799. listes. Le nom du général Brune était une réponse à ceux quicomptaient sur une nouvelle descente des Anglo-Russes.Mais, avant de frapper un coup décisif, si les conditions de •la pacification n’étaient pas enfin acceptées, le Premier Consulcrut devoir s’adresser aux Vendéens, le jour même de soninstallation.
Le 29 décembre (8 nivôse), il fit parvenir aux départe-ments de l'Ouest une proclamation, et un arrêté des consuls ;il leur disait :
Proclamation « Une guerre impie menace d’embraser une seconde foisVemiée. (( j es départements de l’Ouest. Le devoir des premiers magi-
« strats de la République est d’en prévenir les progrès, et dea l’éteindre dans son foyer; mais ils ne veulent déployer la« force qu’après avoir épuisé les voies de la persuasion et de« la justice. »
Distinguant entre les hommes criminels, vendus à l’étran-ger, ;i jamais irréconciliables avec la République, et les ci-toyens égarés, qui n’avaient voulu en faisant la guerre civile,que résister à des persécutions cruelles, le Premier Consulrappelait tous les actes qui devaient rassurer ces derniers, etles ramener au gouvernement nouveau, tels que la révocation• de la loi des otages, la restitution des églises aux prêtres, laliberté laissée à chacun d’observer le dimanche ; il Promettaitensuite pleine et entière amnistie à ceux qui se soumettraient,abandonneraient les rassemblements d’insurgés, et dépose-raient les armes fournies par l’Angleterre. Mais il ajoutaitqu’on sévirait immédiatement par la force, contre ceux quipersisteraient dans l’insurrection. Il annonçait la suspensionde la Constitution, c’est-à-dire l’emploi des juridictions extra-ordinaires , dans les lieux où les bandes insurgées continue-raient à se montrer en armes. « Le gouvernement, disait en«linissant la proclamation des consuls, pardonnera; il fera« grâce au repentir ; l’indulgence sera entière et absolue ; maisil frappera quiconque, après cette déclaration, oserait encore