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« résister à la souveraineté nationale. Mais non, nous ne née. ni».
«connaîtrons plus qu’un sentiment, l’amour de la patrie. Les« ministres d’un Dieu de paix seront les premiers moteurs de« la réconciliation et de la concorde. Qu’ils parlent aux cœurs« le langage qu’ils apprirent à l’école de leur maître ; qu’ils« aillent dans ces temples qui se rouvrent pour eux, offrir le« sacrifice qui expiera les crimes de la guerre, et le sang« qu’elle a fait verser. »
Cette manifestation, appuyée sur une force redoutable, étaitde nature à produire effet, surtout de la part d’un gouverne-ment nouveau, complètement étranger aux excès et aux fau-tes, qui avaient servi de prétexte à la guerre civile.
Après avoir ainsi procédé à l’égard des ennemis du dedans,le Premier Consul s’adressant aux ennemis du dehors, résolutde faire une démarche solennelle auprès des deux puissances,qui n’avaient encore donné aucun signe de retour vers laFrance, et qui semblaient, au contraire, acharnées à la guerre:nous voulons parler de l’Autriche et de la Grande-Bretagne.
La Prusse avait parfaitement accueilli, comme on l’a vu,l’aide-de-eamp Duroc, et ne cessait de donner chaque jour,des témoignages de sympathie plus expressifs au PremierConsul. Satisfaite de ses rapports avec lui, elle souhaitait dessuccès à son gouvernement contre l’anarchie, des succès àses armes contre l’Autriche. Quant au projet do se portermédiatrice, elle en caressait toujours la pensée, mais ellen’osait faire le premier pas, croyant le moment de la paix en-• core éloigné, et ne voulant pas s’engager, sitôt, dans unedémarche, dont il n’était pas possible de prévoir la portée.Quiconque, en effet, observait bien l’état des choses en Eu-rope, pouvait facilement entrevoir que, pour dénouer lesliens qui attachaient l’Angleterre et l’Autriche, il faudrait en-core une campagne. La cour de Madrid avait vu aussi avecsatisfaction l’avéuement du général Bonaparte, parce qu’aveclui l’alliance de l’Espagne et de la Franco semblait à la fois