].1 Vit K II.
fcgBg»PBIMBWtai»ar’«W*w^
1 11
janv. 1300 . produit par son discours no fut pas heureux. M. de Chauve-
Discours de m. lin essaya de corriger cet effet, par un discours en faveur du
de Clinuvelin,
projet de loi.
Il en avoua les défauts; «mais les circonstances, dit-il, les« circonstances qui nous environnent, l’état de plusieurs dé-« parlements, qui peuvent exiger des mesures promptes, et«même urgentes; de puissantes considérations politiques; la«calomnie qui nous épie; les divisions dont elle se plaît déjà« à supposer l’existence ; le besoin si pressant de l’union entre«les pouvoirs, tout nous engage à voter l’adoption du projet« qui nous est présenté. »
Le projet fut en effet mis aux vois, et adopté à une majo-rité qui aurait dû rassurer, et calmer le gouvernement. 54voix contre 26 décidèrent que les orateurs du Tribunat, char-gés de porter la parole devant le Corps législatif, appuieraientla loi proposée. Le Corps législatif l’accueillit encore plus fa-vorablement, et l’adopta à la majorité de 203 voix, contre23. On ne pouvait pas désirer mieux, car enfin une majoritédes deux tiers dans le Tribunat (corps dont l’opposition nedécidait rien, puisqu’il ne votait pas les lois), une majoritédes neuf dixièmes dans le Corps législatif (seul corps dont levote fut décisif), devaient satisfaire le Premier Consul et sesadhérents, et les rendre faciles pour cette dernière manife-station d’esprit libéral, indulgents pour des torts de forme, qui,après tout, étaient un droit de la liberté même. Mais le Pre-mier Consul, qui ne pouvait pas être sérieusement alarmé,paraissait cependant piqué au vif, et s’exprimait sans ména-gement. Il commençait à se servir beaucoup de la presse, et,quoiqu’il l’aimât peu, il savait cependant en user à son profit.11 fit insérer dans le Moniteur du 8 janvier (18 nivôse) un ar-ticle tout ii fait inconvenant, où lui-même s’attachait à démon-trer le peu de portée de cette opposition, à faire voir qu’ellene tenait à aucun projet arrêté de contrarier le gouverne-ment, et l’attribuait chez quelques esprits à un désir de per-